Dans le cadre de leur projet commun « Les ateliers innovants de la qualité », le Bureau Moyen-Orient de l'AUF et la Direction Générale de l'Enseignement Supérieur au Liban (DGES) ont organisé un atelier sur l'assurance-qualité et l'auto-évaluation des universités les 2 et 3 novembre 2016 dans les locaux de la DGES, à Beyrouth. Cette rencontre a réuni 100 participants de 36 universités du Liban.
Dans un contexte concurrentiel de plus en plus fort, la mise en œuvre d’une ambitieuse politique de la qualité devient de plus en plus incontournable pour chaque établissement, passant nécessairement par le choix d’une stratégie d’ensemble, le suivi régulier des activités qui en découlent, l’évaluation du degré d’atteinte de ses objectifs et l’appréciation des résultats obtenus.
Pour tenter d’apporter une réponse concrète à ces questions, le Bureau Moyen-Orient de l’AUF souhaite s’engager dans l’accompagnement de ses universités membres à la mise en place d’une démarche pratique et constructive en faveur de la qualité qui passe bien sûr par des procédures d’évaluation.
Première étape de cet ambitieux projet, l’AUF s’est associée à la Direction Générale de l’Enseignement Supérieur au Liban pour organiser un atelier sur l’assurance-qualité et l’auto-évaluation des universités.
Après une conférence inaugurale donnée par Mme Sabine Goulin, de l’Université de Lorraine, sur les phases du processus d’auto-évaluation, une table ronde sur les différents processus mis en place par les universités libanaises, modérée par le directeur régional de l’AUF, M. Hervé Sabourin, a réuni des intervenants de la Lebanese American University, de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, de l’Université Arabe de Beyrouth et de l’Université arabe ouverte.
Mme Sabine Goulin lors de la conférence inaugurale
Les participants se sont ensuite réunis en sous-groupes pour travailler sur le premier atelier thématique, qui visait les compétences de mise en œuvre du processus d’auto-évaluation dans les universités.
La deuxième journée a débuté par une intervention de M. Eric Froment, professeur à l’Université Lumière – Lyon 2 et président du Comité du registre européen des agences d’évaluation de l’enseignement supérieur (EQAR), qui visait à présenter les domaines et standards des deux ateliers de travail, « Management et ressources » et « Formation, recherche et soutien aux étudiants », qui ont permis aux participants de se pencher durant toute la journée sur ces questions cruciales de la gouvernance universitaire.
M. Eric Froment lors de son intervention
D’autres ateliers seront programmés en 2017, au Liban et en Égypte, notamment sur la question des indicateurs de mesure et de la qualité de la gouvernance, la rédaction du guide pratique étant prévue pour fin 2017.
« Ces deux jours de formation et d’échange sont le début d’une collaboration étroite avec l’AUF pour l’accélération de l’implémentation des unités d’évaluation dans les établissements d’enseignement supérieur, et nous allons organiser un deuxième atelier comme suite de celui-ci à la fin de cette année », a déclaré le directeur général de l’Enseignement supérieur au Liban, M. Ahmad Jammal, lors de l’ouverture de l’atelier.
« L’évaluation devient un processus central dans le cadre d’une démarche-qualité efficiente, avec comme préliminaire un incontournable passage par l’auto-évaluation des établissements représentant autant un examen réflexif portant sur les différentes étapes du développement et sur les modes de fonctionnement de l’institution qu’un exercice prospectif sur les pratiques présentes et futures. Depuis plusieurs années, l’AUF a très largement invité à ce grand débat ses 821 établissements membres répartis dans 106 pays du monde », a rappelé quant à lui le directeur régional de l’AUF, M. Hervé Sabourin.